Gastornomie | à propos | Soupe d’ail contre soupe à l’oignon

Les harengs de la Baltique

La pulpe du hareng Bismarck de Warnemünde

Rangées de harengs de la BaltiqueRangées de harengs de la Baltique

Dans son livre Le Coléoptère sarde, Guy Schladeck écrit "Jésus a bien marché sur l'eau, mais il n'a aucun mérite, car c'était l'eau de la Baltique. À cette époque elle grouillait de harengs."

Lors de notre dernière isolation littéraire, on s'est enfuie à Warnemünde. Hors saison. On a bénéficié du calme recherché, de tarifs affûtés et d'un temps insolent. Pour la saison s'entend. J'ai aussi mangé les meilleurs harengs de ma vie.

C'est certain, pour le latin habitué aux langueurs du foie gras, le hareng dérange les papilles. Pourtant, je commence à avoir une certaine expérience, qui va du hareng batave à celui de la Baltique.

Et je confirme, le hareng, soyeux, moelleux, pulpeux rend heureux les gens qui prennent la peine de le goûter. Dans mon cas, c'était un hareng Bismarck qui venait d'une petite échoppe sur le port, à côté du bateau qui l'avait péché.

Entouré de quelques feuilles de salade et de rondelles de Cornichons du Spreewald, il était servi dans un petit pain blanc. Le souvenir de son goût m'émeut encore.

"Quelle drôle d'idée d'appeler un saucisson, Jésus." Guy Schladeck dans Balthazar était athée